L’industrie de la musique va mal. Et c’est la faute d’Internet.

Pourquoi ? A cause du partage de fichier ( « Peer to Peer », ou encore P2P) –la bête noire des maisons de disques.
Particulièrement populaire auprès des jeunes (ils sont 86 pour cent à télécharger de la musique), cette technique permet à un utilisateur de chercher, puis d’accéder gratuitement à des musiques, des films ou des logiciels par ailleurs payants. Apparu en 1999 le partage de fichiers a tout de suite connu un essor considérable. Le site Napster, inventeur du genre, proposait aux utilisateurs de télécharger et de téléverser des fichiers sur ses serveurs. Les fichiers étaient donc stockés sur les serveurs du site lui-même, et postés, consommés et reproduits par les utilisateurs. Mais il y a un problème : le fait de mettre à disposition du public des fichiers (chansons, logiciels, vidéos, …) qu’on n’a pas achetés est une atteinte au droit d’auteur. Qu’à cela ne tienne, la deuxième génération de P2P sera donc décentralisée : dans ces sites, les internautes sont directement reliés entre eux, et non plus par l’intermédiaire de serveurs centralisés. Le site ne stocke rien lui-même sur ses serveurs. Il facilite l’échange entre particuliers.

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